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Centre-Presse - Le quotidien de la Vienne

Centre-Presse Joan Roch, un pied sur Mars

[2004.09.22] Un article résumant la mission FMARS 09 et détaillant le futur des activités de la Mars Society a été publié mercredi en page 3 dans le quotidien régional français Centre-Presse.

Le quotidien Centre-Presse est publié à plus de 75 000 exemplaires.

Vous trouverez ci-dessous une copie du texte publié dans le journal.


Science - Notre Poitevin racontera son expérience vécue dans le Grand Nord canadien
Joan Roch, un pied sur Mars

Joan Roch, journaliste et ingénieur poitevin, est revenu au bercail après un mois de mission dans le Grand Nord canadien où il a testé la vie sur Mars avec une équipe internationale de scientifiques. Ce vendredi, il donne rendez-vous au public à Sèvres-Anxaumont où il relatera cette expérience unique.

Tester la vie sur Mars dans le Grand Nord canadien. C'est la mission scientifique à laquelle a participé Joan Roch - fils de Denis Roch, sportif réputé de Poitiers - du 7 juillet au 4 août. Un mois pendant lequel notre jeune Poitevin, journaliste et ingénieur, a assisté une équipe internationale de scientifiques (géologues, physiciens…) à bord d'une station installée sur la plus grande île inhabitée du monde, l'île de Devon, près d'un cratère de 20km de diamètre.

« Nous serions tous morts »
L'objectif étant de préparer la conquête de la planète rouge, le travail s'est effectué dans les conditions les plus proches de celles rencontrées dans le cas d'une mission réelle sur Mars : isolement, délai de communication, sorties avec combinaisons, à pied, ou en véhicule tout terrain, sas de décompression, repérage GPS… Des conditions qui se sont avérées délicates pour nos ermites martiens. Ces derniers ont été confrontés à toute une série de problèmes : perdus dans le canyon, véhicules en panne, chute d'une scientifique dans l'eau glaciale… Bref, « nous serions tous morts si la mission s'était déroulée sur Mars », indique Joan Roch. Il poursuit : « Nous ne sommes pas prêts pour conquérir la planète rouge. Il y a encore beaucoup de travail à faire avant d'être opérationnel. Le côté positif, c'est qu'on sait dans quels domaines on doit travailler pour progresser. : avoir des combinaisons spatiales véritables, une base plus moderne… Si on veut faire une simulation plus réaliste, il nous faut du matériel plus pointu. Pour l'instant, c'est du camping sauvage. »

Du soleil 24h sur 24
Mais les scientifiques ont tout de même appris. Ils sont repartis avec des certitudes : « On sait dorénavant qu'on peut parcourir 70km par jour aller-retour et travailler 6 heures dehors. On a prouvé notre mobilité et notre capacité à travailler dans un environnement hostile. »

Les conditions de travail étaient délicates mais les conditions de vie, dans une base de 10m de diamètre, sur deux étages, l'étaient tout autant. « Il y avait du soleil 24h sur 24. Ce n'était pas évident pour dormir », raconte-t-il. « Dehors, il faisait entre 0 et 5°C. Parfois, à minuit, il y avait plus d lumière dehors que dans la journée ! Siu bien qu'on était complètement déphasé. »

L'aventure martienne s'est terminée il y a près de deux mois. Joan Roch est de retour au bercail à Poitiers avec sa compagne québécoise Mélanie. Il n'exclut pas de partir pour une nouvelle mission (deux projets sont à l'étude : Mars Society Europe en Islande ou Mars Society Australie). Qui sait, peut-être qu'un jour notre jeune Poitevin sera l'un des premiers explorateurs de la planète Mars ?

Denys Frétier, Centre-Presse - 2004.09.22