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La Nouvelle République du Centre-Ouest

La Nouvelle République du Centre-Ouest Bientôt, on marchera sur Mars

[2004.09.18] Une interview, portant principalement sur la conquête de Mars et accompagnée de photos de FMARS 09, a été publiée dans le quotidien régional français La Nouvelle République du Centre-Ouest.

La Nouvelle République du Centre-Ouest est publiée dans le département de la Vienne à 263 000 exemplaires.

Vous trouverez ci-dessous une copie du texte publié dans le journal.


Rencontre
Bientôt, on marchera sur Mars

C'est Joan Roch, un Franco-Canadien, qui l'affirme. Ancien ingénieur, aujourd'hui orienté vers le journalisme scientifique, ce passionné d'aérospatiale vient de rentrer d'une extraordinaire mission de simulation de la vie sur Mars.

Ne souriez pas, tout est sérieux ! N'allez pas croire encore que cet homme aux yeux clairs est un doux rêveur nourri de science-fiction ! Joan Roch, 30 ans, franco-canadien, a de solides bases scientifiques. Qu'il met aujourd'hui au service de sa passion, l'aérospatiale, et d'un organisme américain à but non lucratif, la Mars Society, fondé en 1998 par des employés de la NASA et autres agences spatiales. Il compte aujourd'hui quelque 3 000 membres dans une quarantaine de pays. Son but : faire avancer la recherche pour pouvoir conquérir Mars. Rien de moins.

Presque aussitôt, Joan Roch, ingénieur en physique et matériaux à Lyon, puis programmeur en informatique, propose ses services comme volontaires à la Mars Society. La jeune structure cherche des compétences pour participer à des missions de simulation de la vie sur Mars dans ses deux stations. L'une est située dans l'Arctique, l'autre dans le désert américain. Fasciné depuis son enfance « par tout ce qui touche à l'espace, à l'astronomie », Joan partira finalement en 2003, pendant deux semaines et demi, puis cet été pour quatre semaines complètes. Un rêve qui prend forme.

A l'horizon 2030
En conditions réelles ou presque, une équipe de sept personnes, dont Joan, a vécu en autarcie complète pendant un mois. Un ancien capitaine de l'armée US pour coordonner l'opération, un ingénieur de bord, un paléontologue, une biologiste, un géologue et une géophysicienne ont mené des expériences dans un environnement le plus proche possible de ce que l'on suppose être celui de la planète rouge. « Les robots que l'on peut envoyer, c'est bien, mais les hommes sont encore plus efficaces et, au final, plus rentables. Aujourd'hui, toutes les technologies existantes sont suffisantes pour aller sur Mars. Ce qui bloque, c'est plutôt au niveau politique et financier », assure Joan. Toujours en pointe dans le domaine de la conquête spatiale, les Américains, sous la présidence de George Bush père, avait élaboré un plan au début des années quatre-vingt-dix, « trop coûteux ». Aujourd'hui, estime le jeune membre de la Mars Society, on pense qu'avec 10 à 20 milliards de dollars, on pourrait monter une mission sur Mars.

A nos vies martiennes
Actuellement, d'autres pays lorgnent vers la lointaine planète. L'Agence spatiale européenne, les Chinois, les Russes. Le voyage, « tout le monde y pense, c'est la prochaine étape, d'ici une trentaine d'année ». La Mars Society, si aucune agence gouvernementale ne se décide à franchir le pas, pourrait alors « y aller » de manière privée, avec l'aide de mécènes et de sponsors. Un milliardaire américain s'est déjà déclaré ou encore l'ancien astronaute Aldrin ou le réalisateur James Cameron…

Dans quel but ? Le prestige ? L'esprit de conquête ? « Qu'il y ait eu de la vie ou pas de vie sur Mars, les enseignements qu'on tirera d'un voyage feront avancer les sciences sur Terre », affirme Joan. « Et puis, à plus long terme, dans cinquante, soixante ou soixante-dix ans, on colonisera. Mars est la seule planète sur laquelle on pourrait s'installer à long terme ». Le jeune Franco-Canadien s'oriente désormais vers le journalisme scientifique, pour continuer à faire connaître les activités de la Mars Society et plus largement le domaine de l'aérospatiale en général. Et ça non plus, ce n'est pas de la science-fiction…

Jean-Michel Gouin, La Nouvelle République du Centre-Ouest - 2004.09.18