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Centre-Presse - Le quotidien de la Vienne

Centre-Presse Un Poitevin teste la vie sur Mars Mission to Mars pour Joan Roch

[2004.07.08] Annoncé en première page par un encadré et appuyé de plusieurs photos couleur, un long article a été publié en page 3 par le quotidien régional français Centre-Presse. Cet article porte sur la mission de la Mars Society dans l'Arctique en juillet 2004.

Le quotidien Centre-Presse est publié à plus de 75 000 exemplaires.

Vous trouverez ci-dessous une copie du texte publié dans le journal.


Science - Un Poitevin participe à une expérience unique dans le Grand Nord canadien
Mission to Mars pour Joan Roch

Un Poitevin, Joan Roch, participe en ce moment à une expérience unique : vivre un mois de simulation de vie sur Mars. Lieu de la mission ? Le Grand Nord canadien. Objectif ? La conquête de la planète rouge.

Un mois de vie martienne dans l'Arctique canadien. C'est la palpitante et fantastique expérience à laquelle participe depuis hier et jusqu'au 4 août Joan Roch. Ce Poitevin de 30 ans séjourne sur l'île de Devon, la plus grande île inhabitée au monde, dans le Grand Nord canadien. C'est là, dans ce désert froid (en été, le soleil brille 24 heures sur 24) que la Mars Society, association organisatrice qui cherche à promouvoir les voyages vers Mars, a construit en 2001 sa base martienne, la Flashline Mars Arctic Research Station (FMARS).

Scientifiques internationaux
Joan, ingénieur en génie physique et matériaux, assiste d'autres scientifiques dans leurs recherches : des Américains, des Australiens, des Polonais et des Hongrois spécialisés dans le domaine de l'imagerie satellitaire, la biologie, ou encore la paléontologie. Tous sous le commandement d'un capitaine de l'armée américaine. « L'objectif de cette mission est de vérifier par la pratique quelles sont les meilleures technologies et techniques permettant de vivre et de travailler sur la planète rouge. », explique Joan Roch.

Joan journaliste
Le travail s'effectue dans les conditions les plus proches possibles de celles rencontrées dans le cas d'une mission réelle. : isolement, délai dans les communications avec l'équipe de soutien, sorties avec combinaisons, à pied ou en véhicule tout-terrain, protocole strict pour toutes les activités de recherche ou de maintenance, sas de décompression, sécurité, communication radio et repérage GPS.

Quant à notre jeune Poitevin, il est chargé de la maintenance de l'habitat (ordinateurs, télécommunications, électricité, eau…). Il est également le journaliste vidéo-reporter. Il tiendra un journal de bord (1).

Station dans un cratère
Dans cette aventure martienne qui vient de débuter, Joan et ses six compères vont vivre comme des ermites dans une base construite au bord d'un véritable cratère de météorite (la similitude avec Mars est encore plus frappante). La station, de 10m de diamètre, est circulaire et comporte deux étages. Au premier étage, les activités scientifiques : laboratoire, sas et combinaisons. On y trouve aussi les toilettes et la douche. Au deuxième étage, le lieu de réunion, de cuisine, de détente et de repos. Les bureaux disposés contre le mur extérieur servent à accueillir les ordinateurs tandis qu'une table centrale permet de se réunir et de manger. Les cellules individuelles offrent une couchette, un bureau minuscule et « une porte pour s'enfermer », glisse Joan.

Un jour la conquête…
Ce projet de station de recherche arctique de la Mars Society est l'une des premières tentatives qui visent à résoudre les nombreux problèmes auxquels se heurteront les concepteurs des habitations qui seront un jour déployées sur Mars. Ce jour-là, Joan Roch sera à coup sûr aux premières loges. Mais « à défaut de participer à une mission sur la planète rouge », confie-t-il, « j'espère être témoindes premiers pas de l'humanité sur Mars. Et j'espère que cette fois, la mission ne sera pas le résultat d'une course comme pour Apollo. La conquête de Mars est une nécessité et doit être effectuée avec une vision à long terme, donc une vision apolitique. »

Denys Frétier, Centre-Presse - 2004.07.08

(1) Vous pouvez le lire sur le site http://www.marssurterre.net/. Les aventures « martiennes » de Joan Roch pendant la durée de la mission vous seront régulièrement relatées dans nos colonnes à travers son journal de bord.


Encadré
Comment en est-il arrivé là ?

Diplômé de l'INSA de Lyon (Institut national des sciences appliquées), passionné d'astronomie, expatrié au Québec depuis 1997, pertinent et persévérant, ce sont là des atouts qui ont permis à Joan Roch d'être retenu pour la mission de la Mars Society. Pour ce fils de Denis Roch, un sportif poitevin réputé (tennis, golf…), tout commence en 2000lorsqu'il entend parler de la Mars Society qui cherche des volontaires pour aller dans la base de l'Arctique. « La concurrence était rude puisque de nombreux employés de la NASA ou de l'Agence spatiale européenne s'étaient également portés volontaires. », précise-t-il. « Ce n'est que lorsque de ma troisième tentative que j'ai pu participer à la simulation dans le désert. »

Au printemps 2003, Joan participe en effet à sa première mission de simulation de vie sur Mars (plus courte mais similaire à l'actuelle) dans le désert de l'Utah. C'est à cet endroit que se trouve la deuxième base construite par la Mars Society, la Mars Desert Research Station.

Centre-Presse - 2004.07.08