 |
|
 |
Mark Moran - Ingénieur
Mark, un américain originaire de la Virginie, a toujours été fasciné par la conquète de l'espace, et ce depuis les missions Apollo ou le lancement des sondes martiennes Viking en 1976. Adolescent, il a même eu le privilège d'assister en personne au lancement d'une des deux sondes Viking à partir de Cap Canaveral.
Professionellement, Mark a tout d'abord fait des études dans le domaine de l'aérospatiale, puis à travaillé pour plusieurs organismes gouvernementaux ou compagnies d'armement, comme l'Armée de l'air, Grumman ou même la NASA. Un retour aux études à la fin des années 1990, dans le domaine des biostatistiques, lui a ensuite permis de se retrouver employé au gouvernement, au bureau du recensement, où il s'emploit désormais à établir des liens entre plusieurs banques de données statistiques.
Depuis toujours intéressé par Mars, Mark n'arrive pas à situer dans le temps son premier contact avec la Mars Society. Très enthousiaste en ce qui concerne les projets de l'association, Mark a réussi à convaincre une compagnie de lui prêter du matériel pour effectuer des expériences de forage pendant la simulation à MDRS, pour laquelle il s'était porté volontaire. Normalement, il aurait dû participer à la rotation 17, mais celle-ci a dû être annulée, le commandant étant indisponible suite au conflit en Irak. Heureusement pour Mark, une place a été trouvée pour lui au sein de l'équipe 18.
Mark apprécie beaucoup son expérience ici. L'habitat répond très bien au besoin de la simulation, même si il est évident que de nombreux détails gagneraient à être améliorés. Les sorties en combinaison spatiale lui donnent véritablement le sentiment de participer à un programme organisé par la NASA, ou encore d'être sur Mars. Par contre, les EVAs sont exigeantes et peuvent devenir épuisantes à la longue, surtout celles en ATV, mode de transport qu'il a découvert sur place.
Même s'il s'attendait à priori à ce que le groupe fonctionne bien, Mark a bien apprécié que les gens, malgré leurs différences évidentes de personnalité, soient capables de travailler ensemble et de ne pas s'arrêter aux préjugés. Il est convaincu que ce type de travail en groupe est nécessaire pour bien préparer une éventuelle mission, car rien ne remplace un tel exercice pratique.
Après la fin de cette mission, Mark aimerait bien pouvoir publier les résultats de ses expériences, celles réalisés avec la perceuse et dont le but était de détecter des traces de méthane dans le sous-sol. En effet, le méthane est un indicateur de vie, et, à ce titre, ce type de mesure serait probablement pertinent pour la planète rouge.
Fidèle à ses passions, Mark serait volontaire pour un voyage sur Mars. Même s'il estime que la cohabitation de plusieurs personnes pendant trois ans ne poseraient probablement pas de problème majeur, il aimerait bien pouvoir partir avec sa famille… et dans ce cas envisagerait peut-être de rester là-bas.
Joan Roch - mai 2003
|
 |