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Première semaine de simulation : bilan
[2004.07.17] Nous terminons notre première semaine de simulation. Malgré les problèmes d'organisation, la fatigue, les pannes et une météo souvent déconcertante, les progrès accomplis en sept jours sont remarquables.
Au cours des sept derniers jours, l'équipe s'est transformée. D'un assemblage artificiel de personnalités et de compétences, le groupe affiche maintenant une excellente cohésion. Chacun a contribué à l'amélioration de la simulation en suggérant des procédures plus efficaces ou en modifiant le matériel disponible. Les rôles sont bien définis, les tâches réparties.
Nous arrivons maintenant à effectuer deux sorties par jour, donnant ainsi l'occasion à tous les scientifiques de l'équipe de conduire leurs travaux. Relevés géomagnétiques pour Louise, analyse géologique du cratère pour Ákos, recherche de microfossiles pour Blazej et statistiques sur la flore arctique pour Shannon.
Bien entendu, plusieurs aspects d'une véritable mission habitée ne peuvent être reproduits. La Flashline Mars Arctic Research Station (FMARS) n'est pas un vaisseau spatial. Les combinaisons sont conçues de manière très ingénieuse, mais demeurent un costume. Pour différentes raisons, certaines recherches sont même parfois effectuées sans combinaison.
Mais la technologie n'est qu'une facette du problème. La simulation permet surtout de mettre en pratique des manières de travailler et de communiquer.
Les réunions, avant et après chaque sortie, informent toute l'équipe de la nature du terrain, des problèmes rencontrés, des leçons apprises. Les erreurs ne sont pas commises deux fois. Les discussions permanentes mènent à la mise en place d'un vocabulaire commun. Les forces et les faiblesses de chacun sont reconnues et la confiance entre les membres de l'équipe augmente.
En une semaine, l'équipe a effectué 10 sorties et parcouru 114km sur un terrain difficile. Même si la simulation comporte des limites, elle démontre que le but poursuivi par la Mars Society est fondé : l'exploration approfondie de la planète rouge ne peut-être faite que par des humains.
Comme le résume dans son journal de bord notre commandant Jason Held : « Je pense aux fantastiques robots Spirit et Opportunity, travaillant sur Mars actuellement. Ils ont parcouru 5km en sept mois d'exploration. Pour un roboticien comme moi, ces machines sont une réussite indiscutable. Mais face à l'équipe de FMARS-9, il n'y a aucune comparaison. »
Si le facteur humain est le facteur de réussite le plus important, il peut aussi tout faire échouer. Il reste deux semaines de simulation. Le groupe va continuer à évoluer. A suivre…
Consultez le compte-rendu officiel du 17 juillet (FMARS Daily Reports) sur le site de la Mars Society. La page est en anglais.
Joan Roch - juillet 2004
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